L'Illusion, le Rêve et l'Espoir. On s'excuse encore. On s'assassine parce qu'on aime...

L'Illusion, le Rêve et l'Espoir. On s'excuse encore. On s'assassine parce qu'on aime...
Je sais que je ne suis plus qu'un tas de cendres gisant sur le bitume. Je sais que tu ne me vois pas. Je sais que je pleure.
On se fait des illusions, on se bâtis une bulle et on s'y noit. J'ai trop rêvé, j'ai trop aimé. Mon coeur n'a pas résister. Et dire que j'y croyais... Encore une fois, je ne suis plus rien.
J'ai tord du début à la fin. L'erreur fatale. Hermès avait des bourgeons d'ailes aux chevilles. Sourire éphémère. Le bourgeon n'est plus. Paix à mon âme. Je ne regrette que ton sourire. Hermès y croyait trop fort, ce n'est pas la première fois pourtant, qu'il se fait avoir. Il ne comprend rien à rien, il continue à rêver. "C'est l'habitude" chuchote-t-il dans le noir, entre deux sanglots.
Hermès erre une fois de plus dans les fils qui tissent sa vie, tapisserie trop compliquée. La tête basse, la poitrine déchirée, les ailes brisées... mais qu'est devenu Hermès? Une âme fuyante vers l'irréel, un corps vide et un coeur mort. Hermès a voulu s'envoler, bien que ses ailes n'étaient pas réparées. Hermès est tombé. Hermès ne s'est pas relever.
Pourtant, il reste un espoir. "Ne pas s'y fier.Ne pas rêver. Ne pas le regarder", se répète Hermès. Le jour se lève, le soleil fait frémir Hermès, qui hurle sa douleur. L'Espoir tape sur son coeur. Encore une fois.


L'illusion m'a consumée. Le rêve m'a achevée. L'Espoir va m'enterrer.
Pardonne-moi je t'aime.

# Posté le vendredi 27 mars 2009 14:56

Nous sommes ici pour croire, bouffons le moindre petit espoir, il nous servira pour plus tard, il n'est jamais trop tard pour commencer à croire.

Je me suis rendue compte que ma vie n'était qu'une illusion. Je vais me réveiller d'un moment à l'autre. Mon songe va prendre fin. La fin du début, c'est le début de ma fin.
Je rêve dans ma bulle de cristal froid. Ma vie n'est qu'un rêve. Dans cet étrange songe, je sens mon coeur qui pleure, qui meure. Il hurle, il se brûle. C'est le venin qui le consume. Le poison, le précieux cadeau que m'a fait mon assassin, que je garde au fond de mon coeur. Quel bazar dans mon coeur. On y trouve des écorchures un peu partout, des prénom gravés sur les parois, les souvenirs gisant sur le sol, du venin sur tout les murs. & puis il y a un sourire qui saigne et un crapaud qui rit. Dans cet étrange songe qu'est ma vie, je hurle de douleur en croisant deux yeux verts. Le venin se diffuse soudain & l'incendie me ravage. Ce n'est qu'un rêve, je vais me réveiller sans mémoire. Puisque ma vie n'est qu'un rêve, je suis dans un cauchemar. Ah non, surgissent soudain les bras de Morphée. Les rêves m'emportent, je les laissent faire, j'échourais bien quelque part. & puis dans mon océan des songes, flotte une bouteille jetée à la mer. Je la serre contre mon coeur. Mon coeur qui se meure. Mon élixir fait perdurer le rêve. Mais ma fiole m'échappe, je la regarde s'éloigner aux milieu des vagues. Me reviendra-t-elle un jour ? J'aimerais sentir mes ailes se réparer. J'aimerais pouvoir rejoindre mon élixir, là-haut. Mais c'est peut-être un peu trop haut. Alors, je sanglote en silence. & les yeux de mon assassin surgissent. Mon coeur hurle de nouveau.
Ma vie est un songe, mais quand vais-je enfin me réveiller ?

L'as de pic a transpercé l'as de coeur. Le venin se diffuse. Le rictus s'évanouit. Le coeur hurle. Les ailes se décomposent. & pourtant, mon coeur t'aime toujours. & pourtant, je reste là, à regarder la nuit se lever & je souris & je regarde les étoiles. & je reste là, à regarder le jour se lever enfin, les joues striées de larmes, pleurant sur mes rêves terminés. Un jour je m'envolerais...
Nous sommes ici pour croire, bouffons le moindre petit espoir, il nous servira pour plus tard, il n'est jamais trop tard pour commencer à croire.

# Posté le mercredi 03 septembre 2008 11:58

Modifié le vendredi 30 janvier 2009 12:59

Autant en finir tout de suite. Le poison le plus simple, le plus rapide. En deux temps trois mouvement l'histoire serra pliée.

Ce n'était qu'un peu d'air sur la terre. Une simple petite brise d'été, tout juste de quoi faire naître un pauvre sourire sur mes lèvres. C'était l'étincelle de trop, la goutte d'eau dans un vase vide. La goutte scintillante au soleil timide du printemps. Une goutte fraîche et neuve... qui faisait naître mon rictus. Pour cette simple goutte, j'avais sans le savoir, condamné mon âme. Pour pouvoir ainsi l'observer, j'avais naïvement vendu mon ignorance et mes rires.
Pour une brise d'été, pour une petite goutte brillante, j'ai renoncé à moi-même.
Ce n'était trois fois rien.
Je suis tombé dans le néant, une fois la brise passée, une fois la goutte évaporée.
Je n'ai plus d'âme, je n'ai plus d'ailes. Tout ça pour ça.
Je ne suis plus qu'un tas de cendres. Toi tu n'est qu'un pyromane.
Je suis la victime de ton existence. Tu es le meurtrier dénué de regrets.
Ne prends même pas la peine de pleurer, faisons fi des mensonges. Les larmes de crocodiles sont les pires, on peut lire à travers. Je ne veux pas que tu prenne la peine de me regretter, ne te condamne pas plus que tu ne l'es. Ne prends pas la peine de faire ton deuil, tu n'es pas triste. Ne t'efforce pas non plus de l'être, la comédie ne te va pas bien, tu es pour moi, l'image même de l'être démoniaque. Ne t'efforce pas de te rappeler de quoi que se soit, selon toi, il y a un trou dans l'histoire.
je n'ai plus de coeur. je n'ai plus d'âme. je n'ai plus d'ailes.

C'était trois fois rien. Trois timides matins. Trois nuits étoilées. Trois minutes pour trépasser.

À mon assassin aux yeux verts, qui m'a tué en trois mots.
Autant en finir tout de suite. Le poison le plus simple, le plus rapide. En deux temps trois mouvement l'histoire serra pliée.

# Posté le samedi 27 décembre 2008 06:41

Modifié le mardi 30 décembre 2008 06:47

Dans mes rêves tu coules sur ma caillasse de coeur & le fait frissonner de rire. Dans la réalité, c'est ton rire qui fait frissonner de joie ma caillasse de coeur.

Dans mes rêves tu coules sur ma caillasse de coeur & le fait frissonner de rire. Dans la réalité, c'est ton rire qui fait frissonner de joie ma caillasse de coeur.
Tu es ce doux breuvage aux teintes orangées si pur & si limpide. Tu dors au creux de ta fiole translucide & cristalline. Tu fuis ce monde trop bouillonnant où tu t'égare pour respirer l'air délicatement parfumé de ta fiole. J'aime te contempler dans ton imperturbable sommeil. Tu t'agites, tu ris puis tu pleures. Tes rêves t'emportent loin, très loin de moi, très loin de tout. Tu t'évade de ta fiole & de ce monde en forme de tourbillon. Sauve toi l'oiseau, sauve toi là-haut ! Le soleil caresse la paroi de verre de ta fiole si rassurante. Tu tombe entre mes mains. Petit trésor qui brille aux contact des feux oranges de l'automne. Je te contemple, cher Eliixir. J'aimerais te garder toute la vie au creux de ma main, pour te voir dormir de ce sommeil si lourd de rêves. J'aimerais te glisser contre mon coeur de pierre gelé, pour te sentir vibrer & gigoter dans ton profond sommeil, pour te sentir rêver. Mais je ne peux pas, ce serait égoïste. Mais tu es si belle, petite potion, en ce timide matin d'hiver, au creux de ma main, du brouillard plein les cheveux, que je pourrais volontiers te boire toute entière, sans laisser une seule goutte de toi aux autres. Mais je ne le fais pas. Je ne veux pas t'obliger ce sort si cruel; réparer les ailes d'Hermès.
Alors je te replace au chaud, dans ta fiole de cristal. Ne pleures pas petite potion sensible, ça m'a déjà réchauffer ma caillasse de coeur de pouvoir ainsi te voir rêver au creux de mes mains écorchées, ça a anesthésié mes plaies. Si je t'assure. Non, ne pleure pas, ne pleure plus, je suis là. Je vais réparer ta fiole ébréchée. Je vais te donner des atomes de Bonheur, autant que je vais en trouver. N'es pas peur, je mordrais tes prédateurs. & si le danger menace, je te glisserais contre ce roc qu'est mon coeur, j'étirerais mes pauvres ailes un peu déplumées & si fragile, pour fuir ensemble ce monde en forme de tourbillon.

# Posté le lundi 10 novembre 2008 10:18

Modifié le jeudi 20 novembre 2008 05:04

Personne ne le verra, car on ne voit jamais rien, nous sommes aveugles et les choses ne sont pas ce qu'elles sont.

Le prédateur s'approche lentement. Ses yeux rouges brûlent les sens de sa pauvre victime paralysée. Un sourire victorieux se dessine sur ses fines lèvres. Ainsi retroussées, elles laissent apparaître des dents bien alignées, presque parfaite. Seul le fait quelles ressemblent plus à des lames qu'à des dents, choque lorsqu'on regarde ce sourire si satisfait de lui même. La victime observe ce visage. Le dernier qu'elle verra. Elle contemple ce sourire si cruel, ces prunelles rouges ardentes, ces traits lises et froids, le tout animé par une étrange expression; à la fois calme et impatiente, à la fois douce et dure.
Le prédateur lève soudain la main. Ses long doits glacés effleurent le cou et les joues de sa proie. Il semble examiner la profondeur et calculer le diamètre du petit trou qu'il va faire dans ce cou si blanc et si frêle. L'idée de sentir la peau se déchirer sous ses dents lui arrache un sourire de plaisir. Il ferme les yeux. La victime le regarde toujours. Il paraît moins effrayant les paupières closes. Sans doute parce qu'on ne voit pas la couleur de ses yeux. Rouge comme... La victime frissonne.
Sous ses doits, le prédateur a sentit la peur de sa proie. Il rouvre les yeux. Les joues de sa proie brillent légèrement dans la faible lueur des abysses. Il s'approche. La respiration de la victime se bloque, ses yeux se ferment. Elle attend.
Rien ne vient, elle ouvre les yeux. Le prédateur est penché sur elle, les yeux rivés sur ses joues. Il lève sa main. Ses doits caressent la joue de sa proie, et ramassent une étincelle. Il la porte à ses yeux et scrute avec intérêt cette larmes claires où ils peut lire sans difficulté les sentiments de terreur qu'éprouve sa proie.
La victime sursaute. Elle ne s'étais pas aperçu que des larmes glissaient sans bruits le long de ses joues pâles. Maintenant, il savait qu'elle avait peur. Il essuya son doits sur son long manteau noir et se tourna lentement vers sa proie. Ses bras puissants et froids saisirent le corps tremblant de sa victime. Il contempla un instant ses yeux affolés, sa peau pâle, son cou si alléchant et un nouveau sourire de satisfaction cassa ses lèvres. Il sentit le frisson qui parcouru le corps de sa victime.
Les yeux rouges du prédateur firent tourner la tête de la victime. Il se pencha en avant. À quoi bon lutter? Elle pencha la tête en arrière, offrant ainsi une vision particulièrement irrésistible de sa gorge. Le souffle chaud du prédateur sur sa peau la glaça. Il huma son cou pendant de longue minutes. "La Mort est une trop longue affaire" se dit la victime. Les paupières closes, elle vit défiler sa vie devant elle. Cette dernière s'arrêta soudain, laissant d'elle une image finale. Deux yeux, aux prunelles rouges sang qui fixent un point précis... elle, la victime innocente et soumise à la volonté de son bourreau. La dernière image de sa vie.
Quelque chose plonge dans son cou. Quelque chose entre dans sa peau. Quelque chose s''enfuit de son être.
Sous les pieds de la victime, se dérobe le monde. Elle tombe dans le néant.

Le prédateur s'approche lentement. Ses yeux rouges contemple sa proie inerte dont les yeux sont vides, les joues toujours aussi pâles. Il essuie sa bouche du revers de sa manche. Il se penche vers sa victime, l'examine. Il la trouve magnifique. Il secoue la tête. Il n'a pas de regret. Il observe encore le cou si blanc. Il n'y a pas de traces. Ce sera un accident.
Personne ne verra les deux petits trous rouges dans la gorge de sa victime.




Twilight

# Posté le samedi 01 novembre 2008 07:48

Modifié le mardi 18 novembre 2008 07:11